Sila vous accompagne

Personnes dans le besoin

  • Accueil téléphonique : Apporter un soutien psychologique, transmettre des informations, donner des orientations concrètes et personnalisées, pour vous diriger éventuellement vers les centres d'aide proche de votre domicile.
  • Aide juridique : Parler au nom des personnes malades car celles-ci peuvent ne plus être en état de défendre elles-mêmes leurs intérêts, parler au nom de la totalité des familles confrontées à des troubles psychiques sévères.
  • N° utiles : (SAMU: 041403131,  Police: 19, Pompiers: 14)
  • Centre d'écoute et d'orientation Sila : les mardi et jeudi de 14H30 à 16h30 au 05 37 77 03 44

Comprendre la santé mentale

L’OMS a défini la Santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».
La santé mentale englobe la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le traitement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles.
Trois dimensions existent dans la santé mentale: 

  • La santé mentale s’intéresse à l’ensemble des déterminants de santé mentale conduisant à améliorer l’épanouissement personnel.
  • La détresse psychologique réactionnell e  correspond aux situations éprouvantes : deuil, rupture sentimentale ayant un impact psychique. 
  • Les troubles psychiques relèvent de classifications diagnostiques renvoyant à des critères, à des actions thérapeutiques ciblées et correspondent à des troubles de durée variable plus ou moins sévères et handicapants. 

Les troubles psychiques comportent:

Les troubles nevrotiques >

En psychiatrie, la névrose désigne « des troubles durables d’expression physique ou psychique, n’ayant pas de cause organique lésionnelle, étant reconnus par le sujet comme pathologiques etn’affectant pas sévèrement le sens de soi et de la réalité ».
On désigne ainsi sous le terme « névrose » un ensemble de symptômes ayant des répercussions sur la vie sociale, affective, relationnelle et sexuelle.

• C'est un trouble fréquent.

  • La limite entre le normal et le pathologique est floue et subjective. 
  • Le plus souvent, la névrose est plus ou moins invalidante et assez bien tolérée par le sujet et son entourage, à la différence de la pathologie psychotique. Mais il existe des formes graves. 
  • Il n'y a pas de grave désorganisation de la pensée et de la relation avec la réalité. Le sujet est critique, c'est à dire qu'il a conscience de ses troubles et de leurs caractères pathologiques. 
  • Les signes névrotiques sont plus faciles à comprendre. Ces signes sont banals et tout le monde peut en avoir. 
  • Les symptômes peuvent entraîner une souffrance et une gène et susciter une demande de soin. 

Il existe des cas de pathologies névrotiques graves, invalidantes avec des malades qui n'ont aucune demande de soin.

  • La névrose est une affection psychogène (opposé à organique) où les symptômes sont l'expression symbolique d'un conflit psychique. 
  • Le conflit est inconscient. 
  • Le symptôme est un compromis entre un désir inconscient et une défense contre ce désir. 
  • Les origines du conflit peuvent être mieux comprises en connaissant l'histoire infantile du sujet.

Les principales névroses :

  • La névrose d'angoisse: l’anxiété, les crises d'angoisse. 
  • La névrose hystérique: L’origine est liée à un conflit ancien. C’est une affection psychiatrique se caractérisant par des troubles du comportement dont le malade est conscient mais qu’il ne peut dominer. Elle se manifeste par des troubles somatiques, des crises excito motrices ou encore de l’exibitionnisme. Elle est causée par une rupture entre l’affect et la représentation d’où nait le refoulement et se manifeste par des troubles somatiques. 
  • La névrose phobique : La phobie est due à la prédominance de l’angoisse, la peur qui est focalisée sur des choses extrêmement concrètes sur des personnes, des objets, des lieux ou des actes devenant l’objet d’une terreur paralysante. C'est une mesure défensive. La phobie est élective, irrationnelle et tenace.
  • La névrose obsessionnelle: pensées ou groupe de pensées qui s'imposent au sujet de façon incoercible et pénible. Le caractère absurde est pleinement ressenti mais le sujet ne peut chasser ces pensées.
  • Lutte contre les obsessions : La lutte est constituée de 3 éléments, les rituels, les vérifications et les conjurations.
  • La névrose traumatique : Un peu à part, après un événement traumatique.

Les troubles psychotiques >

La psychose est une pathologie lourde, invalidante avec une désorganisation de la pensée et de la relation avec la réalité.

Elle se caractérise par une forte altération du moi et du sens des réalités avec l’absence de conscience des troubles.
Le malade n’a pas conscience du caractère pathologique de son état.
Ainsi, pour celui qui délire, les relations avec le monde extérieur sont extrêmement perturbées. Le délire entraîne l’adhésion et la conviction totale du sujet à ses idées délirantes, le malade préférant sa réalité intérieure plutôt que celle extérieure des autres : délirer, c’est sortir de la réalité extérieure sans le savoir et sans pouvoir s’en rendre compte.

Les principales psychoses

  • La psychose schizophrénique 
  • La psychose paranoïaque
  • La psychose maniaco-dépressive

La schizophrénie

C'est un trouble psychique caractérisé par un syndrome dussociatif entrainant une incohérence mentale et comportementale accompagnée souvent d’un d’idées délirante

Les troubles de la schizophrénie :

  • L’incohérence verbale (coq-à-l’âne fréquents)
  • Les idées délirantes, 
  • Les hallucinations 
  • Trouble du comportement et de l’humeur
  • Profondes perturbations affectives

La psychose maniaco-dépressive :

Le problème de base de la psychose maniaco dépressive (ou PMD) est la variation de l'humeur. Oscillations entre de phases d'exaltation (manie) et des phases de dépression (mélancolie) plus ou moins cyclique
Sans traitement, l'épisode maniaque peut durer jusqu'à 6 mois, peut être suivie d’un épisode mélancolique, avec inhibition psycho motrice, douleur morale et risque suicidaire. C'est à ce stade que le risque est le plus grand. C'est la forme typique de PMD, dite "bipolaire".
Les symptômes de la phase maniaque :
 Excitation psychique avec fuite des idées,
 accélération de la pensée,
 Perte de l ‘appétit
 trouble de l'attention,
 distractivité importante.
 Il y aura un décrochage permanent dans le discours du patient.
 l'hypermnésie avec résurgence de souvenirs spontanés.
 L'imagination est exaltée, à la limite du délire.
 Le langage est accéléré et le débit des mots rapide.
 Exaltation de l'humeur
 Excitation psychomotrice avec sentiment de grandeur et dépenses excessives.
 Syndrome somatique avec insomnie, hyperthermie ( risque de déshydratation) et accélération de tous les métabolismes.

Les symptômes de la phase dépressive :

° Un ralentissement psycho moteur
 Une perte d'anticipation au niveau du langage. Le dépressif ne parle qu'au présent.
 Des troubles de l'humeur (anxiété, désir de mort, culpabilité, auto accusation...).
 Des symptômes somatiques (anorexie, insomnie...).

° La mélancolie est un versant grave de la dépression et s'inscrit dans la PMD. C'est alors l'opposé de la manie (les 2 pôles de la PMD).

Les depressions >

La dépression est à la fois un symptôme et un syndrome fréquent. Elle se rencontre dans toutes les affections, et peut aussi être une maladie psychiatrique à part entière. Certains produits (corticoïdes, catapressan...) peuvent entraîner une dépression.

Symptômes généraux :

  • Tristesse pathologique. C'est un vécu douloureux dans le regard que le sujet porte sur lui-même. Sentiments de culpabilité, de dévalorisation. 
  • Inhibition psychique. Manifestée par un ralentissement des processus intellectuels. Diminution de la faim, des désirs sexuels... 
  • Inhibition motrice. 
  • Anxiété. Peur de la perte, de l'abandon. 
  • Symptômes somatiques, biologiques et comportementaux. Souvent isolés, rendant difficile la pose du diagnostique : troubles du sommeil isolés (fatigue le soir et réveil très précoce avec anxiété), des troubles digestifs, une constipation chronique, des troubles neurovégétatifs (baisse du rythme cardiaque, hypotension...), des troubles du langage... 

Dépression masquée :

Dépression qui s'exprime dans le corps sans qu'il y ait de vécu dépressif. Quand on traite le côté dépressif, le côté somatique se rétablit.

Les troubles du sujet âgé >

Sont soit le résultat de processus psychique déjà installé, soit d’apparition tardive. Ils peuvent également être reliés à des troubles d’ordre psycho-affectifs liés notemment à l’expérience « du vieillir ». On rencontre alors toutes les formes de troubles névrotiques ou psychotiques.

La clinique géronto-psychiatrique demeure très marquée par l’apparition des pathologies déficitaires de type neuro-dégénératif.

La maladie d’Alzheimer

Elle est généralement d’apparition précoce (moins de 50 ans), se caractérise par des signes cliniques spécifiques :

  • Pertes de la mémoire ( oubli des faits récents ou la mémoire antérograde)
  • Aphasie (troubles du langage) qui peut évoluer jusqu’à l’absence totale
  • de la parole
  • Agnosie(pertes des connaissances) exemple ne plus reconnaître les visages familiers
  • Désorientation temporo spaciale ( perturbation des rythmes veille-sommeil)
Si le diagnostic à ce jour reste histologique donc en post mortem. L’étiologie connue jusqu’à ce jour est une dégénérescence de certains centres cérébraux.

La prise en charge :

  • Médicale vise à limiter le déclin des capacités cognitives et à conserver l’autonomie 
  • Psychiatrique vise à améliorer les conditions de vie et à prévenir l’apparition des troubles du comportement.
  • Psychologique : elle vise à aider le patient à conserver des relations avec son environnement et à redynamiser le cas échéant les processus cognitifs (raisonnement, jugement)
  • L’aide aux aidants : constitue un levier important de la prise en charge et prévient l’épuisement de l’entourage.

Les démences séniles type Alzheimer (DSTA) sont les plus courantes. Contrairement à la maladie d’Alzheimer ils apparaissent au delà de 75 ans.

La plupart des signes cliniques se la MA se retrouvent dans les DSTA, l’évolution des symptômes demeure cependant plus lente.

Il faut faire la différence les dépressions et ce qu’on appelle les pseudo-démences

La dépression :

Elle représente une part importante de la clinique du sujet âgé. Elle semble liée à l’expérience du vieillissement qui s’accompagne par une baisse de l’intérêt pour son environnement ainsi qu’une baisse du tonus vital.

Les dépressions majeures peuvent être des formes graves d’allure mélancolique (avec ou sans perte de la capacité intellectuelle). Le médecin doit apprécier le risque suicidaire dans ces formes.

Les troubles anxiodépressifs :

Ils sont liés aux perturbations profondes qui affectent la personne âgée dans sa capacité d’adaptation qui se détériore avec l’âge. Ils peuvent se manifester par une anxiété importante « inquiétude avec ou sans motif ».

Les symptômes peuvent être les suivants :

  • Trouble du sommeil
  • Crise d’angoisse
  • Troubles de la conduite alimentaire, mutisme (refus de parler) agitation, agressivité

Troubles particuliers de la femme en âge de procréer >  

La dépression post-natale :

On distingue trois types de psychopathologies du post partum :

  • Le baby blues 
  • La psychose puerpérale, et 
  • La dépression post-natale. 

- Le baby blues :

Le « baby blues » est si courant qu’il est considéré comme normal chez les mères. Il intervient en général 2 à 4 jours après la naissance. Parmi les signes repérables, on citera : les crises de larmes, le sentiment accru de vulnérabilité, l’irritabilité, la solitude et l’inquiétude. Meme si le baby blues est douloureux, il disparait rapidement avec l’aide de la famille et des proches. 

- La psychose puerpérale :

La psychose puerpérale est le plus grave des troubles psychiques liés à l’accouchement. Rare, elle ne touche qu’une mère sur 500.

Le terme de « puerpéral » fait référence à la période de six semaines suivant la naissance, et la « psychose » correspond à tout trouble psychique faisant perdre à la personne tout contact avec la réalité. Les symptômes apparaissent peu de temps après la naissance.

La psychose puerpérale nécessite généralement une hospitalisation. Au début de ce type de dépression, la mère est en général agitée, quelque peu désorientée et perd le sommeil.

- La dépression post-natale :

La dépression post-natale se situe entre le baby blues et la psychose puerpérale en termes de gravité et de fréquence. Elle touche près d’une mère sur six, bien que certains spécialistes estiment que les chiffres réels sont supérieurs.

La dépression post-natale peut commencer par un baby blues qui s’aggrave, ou ne se manifester qu’après un certain temps. Les symptomes apparaissent généralement lorsque l’enfant a entre 4 et 6 mois.

Troubles psychiques de l'enfant >

Troubles psychotiques

Classification des psychoses :

• Psychoses précoces
• Psychoses de la phase de latence.

Psychoses précoces

I- Autisme:

L'autisme primaire : Il s’agit de perturbations pathologiques précoces, c'est à dire avant 1 an, bien que les manifestations ne se remarquent souvent que plus tard.

Au niveau clinique, nous notons :

• De 1 à 6 mois :

  • Des difficultés dans l'ajustement postural quand l'Adulte tend les bras, 
  • L’absence de mimétisme affectif, 
  • La difficulté de trouver la bonne position du bébé quand il tête, liée à un manque d'expression de plaisir ou un regard vide. 

Après 6 mois :

  • l'Enfant est passif, indifférent aux stimulations maternelles ou aux bruits.

Le tableau constitué révèle plusieurs particularités :

  • Isolement: il est extrême. 
  • Troubles du langage : il peut y avoir soit une totale absence de langage, soit son apparition qui se fait en retard, mais n'a pas de valeur de communication 
  • Gestes étranges, répétés et vides de sens, par exemple remuer les doigts devant le visage, se balancer ...
L'autisme secondaire : On observe chez les bébés des comportements normaux jusqu'à ce qu'un évènement traumatique survienne. Les Parents se rendent alors brutalement compte que quelque chose ne va pas. L'Enfant devient alors instable, sans permettre de répit, avec beaucoup d'agressivité.

1. Psychoses précoces :

Le tableau constitué révèle plusieurs particularités :

  • Troubles de l'alimentation : ce sont des manifestations constantes avec refus total ou partiel de la nourriture, ou au contraire de la boulimie. 
  • Conduites sphinctériennes perturbées : l'acquisition de la propreté est retardée, avec énurésie, encoprésie, ou alors on observe un contrôle très précoce 
  • Anxiété : On notera de l'agitation avec stéréotypies et rituels déclenchés par une situation donnée. 
  • Troubles du langage : on observera tous les cas possibles, du simple retard à l'absence totale de langage, en passant par la dysphasie, la stéréotypie et le néologisme. 
  • Troubles psychomoteurs : ils sont très fréquents. On pourra avoir un retard temporo spatial, ou perceptivo moteur, traduisant une altération du schéma corporel. On pourra observer aussi une dyspraxie (maladresses continuelles).. 
  • Troubles du comportement : ils se traduiront par de l'agitation, une instabilité importante et éventuellement un repli bref ou massif. 
2. Psychoses de la phase de latence :

La phase de latence concerne l'Enfant entre 6-7 ans et la puberté. Il pourra s'agir soit de psychoses précoces qui continuent à évoluer, soit de psychoses qui se manifestent au delà de 4 ans.

Dans ce dernier cas, on notera une rupture de la courbe de développement de l'Enfant, progressive ou brutale.

Ces Enfants ont acquis le langage et ont été confrontés à un mode de vie familial et social assez développé.

Traits spécifiques à la psychose :

o Isolement et syndrome inhibition/dépression : On pourra avoir des perturbations du contact avec autrui, avec mutisme, phobies graves, conduites régressives (avoir peur de tout, adopter un comportement de bébé...), perte des modes usuels de communication, mise en évidence à l'école d'une mauvaise intégration groupale et scolaire.
o Instabilité et excitation psychiques : on notera une

  • importante agitation, 
  • difficultés de concentration, turbulence, manipulations incessantes d'objets...
  • agressivité, de l'impulsivité, des colères et violences verbales ou gestuelles. 
  • Rêverie: ce sont des Enfants qui rêvent, imaginent, pensent. 
  • Anxiété 
  • Troubles du langage : Retard du langage, Mutisme secondaire
  • Troubles psychomoteurs
  • Manifestations de la série déficitaire : tout ce qui se rapporte à de l'inhibition intellectuelle, à un trouble de la compréhension...

Troubles névrotiques

Chez l’enfant on parle de conduites névrotiques et non pas de névrose

- Angoisse et anxiété :

L'anxiété se définit comme un affect pénible avec attente d'un événement imprévu vécu comme désagréable.

L'angoisse est une peur sans objet souvent accompagnée de manifestations somatiques. 

La peur est liée à un objet ou à une situation précise qui a déjà été vécue, de façon réelle ou imaginaire.

La conduite pathologique sera, pour l'enfant, une manière de lui éviter cette angoisse. Quand la tension est menaçante, l'angoisse se déclenche et les manifestations cliniques en sont variables.

Manifestations préverbales du nourrisson : l'angoisse se manifeste par des cris et de grandes décharges motrices, par des caprices, des refus, de l'hostilité envers la mère... 

- Conduites phobiques :

La phobie est une crainte non justifiée d'un objet ou d'une situation dont la seule confrontation est pour le sujet source d'une réaction intense d'angoisse. Il tend à utiliser alors une stratégie défensive qui peut être la conduite d'évitement.

Phobies de la période oedipienne, de 3 ans à 6/7 ans. On observera plusieurs thèmes possibles : animaux, éléments naturels, les paysages urbains, les personnages, les personnages mythiques (fantômes, vampires...), les situations, les maladies, précurseurs obsessionnels, scolaire... etc.

L'évolution va en général vers une atténuation aux alentours de 7 ou 8 ans, ou même vers leur disparition complète. Parfois certaines phobies se manifestent jusqu'à l'adolescence et au delà. 

- Conduites obsessionnelles :

L'obsession est une idée qui assiège le patient, en l'occurrence l'enfant, avec un sentiment de malaise anxieux dont il ne peut se défaire. L'enfant aura deux façons de réagir :

- le rituel qui est une compulsion à agir contre laquelle le sujet lutte avec angoisse,
- la mentalisation sous forme de pensée ou d'idée obsédante.
Le premier stade des conduites obsessionnelles arrive avec l'accession à la propreté. L'attitude de l'entourage peut être source de fixation.

- Conduites hystériques :

Les symptômes des conduites hystériques se rencontrent rarement chez l'enfant de moins de 10 ans.
Manifestations :

  • des crises de tétanie, 
  • des fugues, 
  • du somnambulisme, 
  • une amnésie d'identité...
Notons que les symptômes hystériques de conversion sont rares chez l'enfant et atteignent, quand ils existent, l'appareil locomoteur ou les appareils sensoriels (mutisme, cécité..).

- Inhibition :

C'est un symptôme très courant, principalement au niveau scolaire et qui s'exprimera socialement ou mentalement.

  • Inhibition des conduites externes, socialisées.
  • Inhibition des conduites mentalisées : une inhibition à rêver, à imaginer. L'enfant joue peu, ou joue à des jeux très conformistes, recopie des dessins. L'écriture est tremblante, les activités sont répétitives.

Etats déficitaires

L'état déficitaire est un symptôme. Il s'agit d'un déficit intellectuel entraînant un déficit des acquisitions, allant du seul retard scolaire au manque total d'autonomie. Les états déficitaires sont toujours associés à des troubles relationnels et affectifs importants, et souvent à des troubles du développement psychomoteur.

On distingue 4 catégories d'états déficitaires : les débiles légers, les débiles moyens, les débiles profonds et les arriérés. 

Les addictions >

La dépendance, ou addiction, est une conduite qui repose sur une envie répétée et irrépressible, (de consommer un produit ou de répéter le même comportement), en dépit de la motivation et des efforts du sujet pour s'y soustraire. Le sujet se livre à son addiction (par exemple : utilisation d'une drogue, ou participation à un jeu d’argent), malgré la conscience aiguë qu'il a — le plus souvent — du risque d'abus et de perte de sa liberté d'action.

Les problèmes engendrés par une addiction peuvent être d'ordre physique, psychologique, relationnel, familial et social. La dégradation progressive et continue à tous ces niveaux rend souvent le retour à une vie libre normale de plus en plus problématique.

L'addiction se rapporte autant à une dépendance à des produits comme l'alcool, le tabac ou les psychotropes qu’à des conduites telles que le jeu compulsif, la dépendance au jeu vidéo ou à Internet, les conduites à risques, la pratique excessive d'exercices sportifs inadaptés entraînant un syndrome de surentraînement.

En 1975, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) définit la dépendance comme : « un état psychique et parfois physique, résultant de l'interaction entre un organisme vivant et un produit, caractérisé par des réponses comportementales ou autres qui comportent toujours une compulsion à prendre le produit de façon régulière ou périodique pour ressentir ses effets psychiques et parfois éviter l'inconfort de son absence (sevrage). La tolérance à ce produit est variable d’une personne à l’autre. »

Les critères d'addiction sont :

  • Impossibilité de résister à l'impulsion de passage à l'acte ;
  • Sensation croissante de tension précédant immédiatement le début du comportement ;
  • Soulagement ou plaisir durant la période ;
  • Perte de contrôle dès le début de la crise de manque;
  • Présence d'au moins trois des sept critères suivants qui définissent la dépendance :
    • Existence d'un syndrome de sevrage à l'arrêt (dépendance physique, non obligatoire),
    • Tentatives répétées pour réduire, contrôler ou abandonner le comportement,
    • Diminution du temps passé avec les autres,
    • Poursuite du comportement malgré l'existence de problèmes psychologiques ou de santé,
    • Tolérance marquée, c'est-à-dire besoin d'augmenter l'intensité ou la fréquence pour obtenir l'effet désiré, ou diminution de l'effet procuré par un comportement de même intensité.

LES DIFFERENTES ADDICTIONS :

LE TABAC :

La substance inductrice de dépendance est la nicotine.

Complications :

  • Cancers : broncho-pulmonaire, digestifs et vessie
  • Pneumologiques : bronchite chronique, broncho-pneumopathie chronique obstructive, insuffisance respiratoire chronique ;
  • Cardiovasculaires : Hypertension artérielle, insuffisance coronarienne
  • Gynéco-obstétricales : grossesse extra-utérine, interruption spontanée de grossesse, retard de croissance intra utérin, mort fœtale in utero, mort subite du nourrisson...

Symptômes de sevrage : irritabilité, agressivité, anxiété, difficultés de concentration, troubles du sommeil, humeur dépressive, augmentation de l’appétit.

Prise en charge :

  • Traitement médical prescrit par le médecin traitant
  • Psychothérapie.

L’ALCOOL :

Intoxication éthylique aiguë : ivresse simple ou pathologique, au maximum coma éthylique

Traitements :

  • Ivresse pathologique : hospitalisation,.
  • Coma éthylique : hospitalisation en réanimation

Consommation chronique : complications somatiques multiples (en particulier neurologiques, hépatiques, oncologiques et obstétricales).

Sevrage d’alcool : les symptômes apparaissent quelques heures après le sevrage, et peuvent évoluer vers :

  • Un délirium tremens : syndrome confusionnel, syndrome délirant et signes généraux.
  • Des crises convulsives

Cure de sevrage : elle s’adresse à des patients motivés, désirant arrêter ou réduire leur consommation d’alcool.

  • Prévention des signes de sevrage subit par un médecin spécialisé
  • Soutien psychothérapeutique.
  • Suivi multidisciplinaire (médical, psychologique et social) au long cours dans le but de maintenir une abstinence ou une réduction des consommations.

LES ADDICTIONS AUX MEDICAMENTS PSYCHOTROPES OU KARKOUBI

Les risques de l’addiction aux benzodiazépines sont multiples : baisse de la vigilance, accidents du travail, chutes, troubles de la mémoire, dépression respiratoire...

Le sevrage est ambulatoire dans la majorité des cas. Il repose sur quelques grands principes :

  • Arrêt progressif sur plusieurs semaines ou mois
  • Suivi médico psychothérapique

LE CANNABIS :

Intoxication aiguë (ivresse cannabique) : Elle se manifeste par: une sensation de bien-être, euphorie, perturbations de l’humeur

Consommation chronique : altération des performances scolaires, troubles de la mémoire, altération des capacités de concentration, manque de motivation, troubles du sommeil.

Sevrage : pas de signes spécifiques (anxiété, irritabilité, sueurs, tremblements...).
Complications psychiatriques :

  • Troubles anxieux : attaques de panique, dépersonnalisation
  • Etat délirant aigu
  • Abus ou dépendances à d’autres substances (tabac en particulier)
  • Aggravation de la schizophrénie
  • La prise de Cannabis peut déclencher chez des sujets vulnérables une pathologie psychiatrique

Prise en charge :

Suivi médico psychothérapique

LES OPIACÉS :

Substances dérivées de l’opium : héroïne, morphine et dérivés morphiniques.

Effets aigus : plaisir très intense, euphorie ; suivi pendant quelques heures d’un sentiment de profond bien-être.

Overdose :

  • Dépression respiratoire, collapsus, œdème pulmonaire, coma avec dilatation de la pupille
  • Prise en charge :

• Mise en place des mesures de réanimation habituelles.

Effets et complications d’une consommation chronique : troubles du comportement, agitation, infections, complications gynéco obstétricales, désinsertion sociale.

Signes de sevrage :

  • Anxiété, irritabilité, insomnie
  • Sueurs
  • Ecoulement nasal
  • Dilatation de la pupille
  • Crampes musculaires et abdominales
  • Vomissements, diarrhée risque de déshydratation
  • Hypertension artérielle tachycardie.

Prise en charge :

  • Sevrage
  • Basé sur un traitement médical qui est un traitement de substitution
  • Prise en charge sociale
  • Psychothérapie

LA COCAÏNE :

  • Alcaloïde obtenu à partir de feuilles de coca, consommé essentiellement par voie nasale. Le crack est un dérivé de la cocaïne, pouvant être fumé.
  • Effet immédiat : sensation de plaisir intense, euphorie, disparition de la sensation de fatigue, tachycardie, hypertension artérielle, insomnie, hyperthermie.

- Complications :

  • Des prises : traumatismes de la muqueuse nasale (en cas de snif), infections (Sida, hépatite B ou C)
  • Du produit :
    • Cardiovasculaires : Hypertension artérielle, infarctus, accidents vasculaires cérébrales
    • Neurologiques : épilepsie, bourdonnement d’oreille
    • Gynéco obstétricales : interruption spontanée de grossesse, malformations, pré éclampsie et hématome rétro placentaire
    • Psychiatriques : psychose, troubles du comportement, attaque de panique.
    • Sociales : endettement, désinsertion socio professionnelle

- La prise ne charge repose sur :

  • Des entretiens motivationnels
  • La prise en charge des complications
  • Psychothérapies

LES DROGUES DE SYNTHESE : HALLUCINOGENES, AMPHETAMINES

HALLUCINOGENES :

  • Substances psychodysleptiques, la principale étant le LSD.
  • Effets :
    • Distorsions sensorielles (quelques minutes à quelques heures), modifications de l’humeur, troubles du comportement ou dépersonnalisation
    • « Bad trips » : distorsions sensorielles à caractère effrayant, angoisse massive (risque de suicide), comportement auto ou hétéro agressif.

AMPHETAMINES :

  • Substances psychoanaleptiques, la principale est l’ecstasy
  • Effets :
    • Sensation de bien-être, euphorie, désinhibition, hypervigilance puis après quelques heures, phase de dépression.
    • A long terme : risque de syndrome délirant, avec risque d’agressivité sur autrui.

PRINCIPE DE PRISE EN CHARGE

- Ils reposent sur :

  • La motivation du patient (entretiens motivationnels).
  • La prise en charge de l’anxiété ou des symptômes délirants liés au bad trips.
  • La Psychothérapies.

LES ADDICTIONS SANS DROGUES

Jeu pathologique : pratique inadaptée et répétée du jeu qui devient une préoccupation permanente, met en jeu des sommes d’argent de plus en plus importantes, et entraîne des conséquences sociales, affectives, professionnelles voire judiciaires.

  • Complications : alcoolisme, conduites suicidaires
  • Prise en charge : psychothérapies, groupes d’entraide, mesures médicolégales

Addiction au sport : surinvestissement d’une pratique sportive, ayant un retentissement social ou professionnel. Elle peut s’intégrer à des troubles du comportement alimentaire.
Addiction au sexe : comportements sexuels répétés, irrépressibles, compulsifs, entraînant une souffrance morale. Associations fréquentes avec la dépression et les troubles anxieux.

Achats compulsifs : répétition d’achats inadaptés, ayant des conséquences dommageables au plan financier, socio professionnel ou familial. Association fréquente avec les troubles de l’humeur (accès maniaque), les troubles anxieux et d’autres addictions.

Cyberaddiction : l’usage pathologique fréquent d’internet, ayant des conséquences familiales, sociales et professionnelles négatives.

La prise en charge thérapeutique des addictions comportementales repose essentiellement sur une prise en charge psychothérapeutique.

Services à proximité

  • 27 établissements publics spécialisés dans le traitement des maladies mentales 
  • 16 hôpitaux généraux disposant d’un service psychiatrique à Khouribga, El Jadida, Safi, Sidi Kacem, Casablanca-El Fida, Mohammedia, Laâyoune, Errachidia, Ifrane, Meknès, Inezgane, Ouarzazate, Taroudant, Béni Mellal et Al Hoceima. Six hôpitaux psychiatriques spécialisés à Berrechid, Tit Mellil, Marrakech-Médina, Oujda, Tanger et Tétouan
  • 3 hôpitaux psychiatriques dépendant des centres hospitaliers universitaires :
    • Salé : Le Centre de jour de géronto-psychiatrie 
    • Fès : Le Centre ‘’ANNOUR’’ pour l’information et l’intégration des malades mentales 
    • Marrakech : Le Centre psychothérapeutique de jour (CPJ) 
    • Casablanca : Le centre ‘’NASSIM’’ de l’addictologie du CHU Ibn Rochd 

Vous pouvez accéder aux coordonnées à travers le TELECONTACT

Associations pour la santé mentale

CHAMS : Association de Tensift pour la santé mentale de Marrakech

  • Tel : 05 24 30 23 83 Poste 114 
  • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

AMALI : Association marocaine pour l'appui, le lien, l'initiation des familles des personnes souffrant de troubles psychiques à Casablanca

  • Tel : 06 65 93 14 91 
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ARAMM : Association régionale de l'accompagnement des malades mentaux de Fès

  • Tel : 05 35 75 51 62 
  • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. /Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

Hasnouna :Association de soutien au centre médico-psychologique (CMP) à Tanger

  • Tel : 05 39 93 86 56 
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RDR-Maroc : Association de réduction des risques des drogues à Marrakech

  • Email : www.rdr.marrakech.com

AMSAT : Association Marocaine de Soutien et d'Aide aux personnes trisomiques

  • Tel : 037 70 69 56  / 05 37 70 19 25
  • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

AMUP : Association Marocaine des Usagers de la psychiatrie

    • Tel : 06 71 94 24 36 / 06 65 81 39 48
    • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

AMAMA : Association Marocaine d’Alzheimer et  Maladies Apparentées

    • Tel : 05 22 37 38 39 / 06 66 90 94 22
    • Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

ALBALSAM : Association Marocaine des parents et amis des personnes en souffrance psychique